Isoligne a mesuré 24 sites de fournisseurs d'énergie : leur note technique moyenne est de 92 sur 100, mais ils répondent en moyenne à 18 % des questions d'achat de leur marché. Sur les questions qui dépendent du client (volume, territoire, contrat), aucun site n'en traite une seule complètement. Voici ce que cet écart change pour une direction marketing du secteur.

Notre dernière mesure du secteur date du 30 août 2026 et porte sur 24 sites de fournisseurs d'énergie. Chaque site est lu comme le fait un robot d'assistant IA, donc sans exécuter de JavaScript (le code qui construit certaines pages dans le navigateur), sur un échantillon de pages choisi par intention. Nous lui posons ensuite les questions d'achat de son marché, avec le même protocole pour tous.
Les sites répondent en moyenne à 18 % de ces questions. Leur note technique moyenne est pourtant de 92 sur 100, avec des notes de 68 (elmy.fr) à 99 (alterna-energie.fr). Les deux nombres sont exacts : le premier mesure ce que l'acheteur obtient, le second ce qu'un site fait de ce qu'un site peut faire.
Axe par axe, le secteur obtient 100 sur 100 pour la lecture sans JavaScript et 80 sur 100 pour la distinction des pages entre elles. Ce sont des sites bien construits, que les assistants lisent sans difficulté. Ils ne leur donnent pourtant presque rien de ce que l'acheteur demande.
Source : Isoligne, mesure du 30 août 2026
Les trois premières barres sont des notes, la dernière est un pourcentage de questions couvertes. Le contraste se lit d'un coup d'œil : trois barres hautes, puis une barre très basse, celle de ce que l'acheteur obtient vraiment.
Un point de calendrier, pour ne pas vous perdre. La page secteur de l'Isoligne Index affiche, ce 4 octobre, une moyenne de 19 % sur 23 sites publiés, contre 18 % sur 24 sites dans l'étude du 30 août. Le périmètre diffère d'un site, et l'Index ne liste que les entreprises publiées : ce n'est pas un panorama du marché. Cet article retient les chiffres de l'étude.
Deux limites à garder en tête. Les mesures portent sur un échantillon de pages par site, pas sur les sites entiers. Elles décrivent un état à une date, et ne jugent ni les entreprises, ni leurs produits.
Voici le chiffre le plus net de l'étude. Sur les 72 questions d'achat dont la réponse dépend du client, le marché en traite 0 complètement et 10 partiellement. C'est la phrase que nous retenons :
Aucune page ne pourra jamais les porter, quelle que soit la refonte.
La page secteur de l'Isoligne Index donne le même ordre de grandeur : 69 des 138 questions posées aux sites publiés ont une réponse qui dépend du client (volume, territoire, contrat, éligibilité). Isoligne précise que ce n'est le défaut d'aucun site. Le mieux noté du classement n'a aucune avance sur ce terrain.
Une réserve de méthode s'impose. Nous posons trois questions de ce type à chaque site, aux côtés de trois questions qu'une page peut porter. Cet équilibre est un choix de méthode, pas une mesure du marché : la moitié de 138, c'est notre protocole qui la fixe. Ce que nous mesurons, c'est ce que les sites font de ces questions.
Côté acheteur, un contenu partenaire publié par Le Dauphiné Libéré (signé EBRA Inspirations, avec mention promotionnelle, sans participation de la rédaction) liste ce qu'il faut regarder avant de souscrire :
Le texte ajoute qu'il faut estimer sa consommation annuelle, un logement chauffé à l'électricité n'ayant pas les mêmes besoins qu'un logement qui consomme peu. Chacun de ces critères varie selon le foyer.
Prenez l'acheteur qui demande à un assistant : « combien pour mon logement chauffé à l'électricité ? ». Aucune page de fournisseur ne peut contenir cette réponse. Notre hypothèse, que l'étude ne mesure pas, est que l'assistant comble alors le vide avec une moyenne du secteur. Si elle se vérifie, votre prospect arrive avec un chiffre qui n'est pas le vôtre.
Un site lisible ne fait pas de vous une source. Un test relayé par Futura le montre bien. Le consultant en référencement Yannick Ansquer a posé cinq questions d'achat à un moteur de réponse le 3 septembre 2026 et relevé les 65 sources citées. Sur les huit marques recommandées, une seule l'était à partir de son propre site officiel.
Ce test ne porte pas sur l'énergie (logiciels, couvreur, hébergeur, vélo électrique), et nous ne le présentons pas comme une mesure du secteur. Mais il éclaire le mécanisme que notre étude rend visible : l'assistant cherche des pages qui comparent et répondent, pas des pages de marque.
Selon le même test, le format des pages (listes, comparaisons, chiffres) prime sur la notoriété. La fraîcheur compte surtout pour les prix et la réglementation. La lisibilité technique est une condition d'entrée, rien de plus. Sur une recherche locale, annuaires, labels et plateformes d'avis fournissent 50 % des sources. Être lisible est nécessaire, pas suffisant : c'est ce que dit un secteur déjà au maximum sur la lecture sans JavaScript.
Le test apporte aussi une nuance utile. L'ajout de fichiers spécifiques pour l'IA ou de balises de données structurées n'y a montré aucun effet mesurable. Un site noté 92 sur 100 n'a donc pas de petite astuce technique à ajouter.
Une étude de visibilité de Webmarketing (21 septembre 2026) va dans le même sens. Sur 78 entreprises locales du Sud-Ouest et du Massif central, 27 % ne sont nommées dans aucune réponse d'IA. La visibilité ne dépend ni de la qualité du travail ni de l'ancienneté, mais d'informations explicites sur la page d'accueil. Réserve : l'échantillon est modeste, et il s'agit d'artisans, pas de fournisseurs d'énergie.
Le même article rappelle deux blocages possibles : des consignes d'accès (le fichier robots.txt) qui ferment la porte à certains robots d'assistants, et des pages qui se construisent dans le navigateur, donc illisibles pour eux. Sur la lecture sans JavaScript, le secteur n'est pas concerné, avec 100 sur 100 dans notre étude.
L'enjeu dépasse le référencement. Selon les Chiffres clés de l'énergie 2026, les ménages, entreprises et administrations ont dépensé 219 milliards d'euros pour leurs besoins énergétiques en 2024, et les ménages y ont consacré 9,3 % de leur budget. Pour l'acheteur, « quelle offre pour moi ? » n'a rien d'une question de curiosité.
Côté marques, le secteur sait parler. Eni Plenitude (eniplenitude.fr) est noté 94 sur 100 à l'Isoligne Index. Quelques semaines plus tard, un contenu partenaire du Dauphiné Libéré présente Plenitude, filiale française d'Eni Plenitude SpA, et son réseau de recharge : environ 600 000 points utilisables via l'application, dont plus de 23 000 points Plenitude On The Road, avec un objectif de 30 000 d'ici 2030. C'est un texte promotionnel, et il se lit comme tel.
Le point utile est ailleurs. Ces messages s'adressent à des lecteurs humains, qui peuvent être convaincus par un titre ou une promesse. Un assistant, lui, cherche une réponse qu'il peut calculer pour un foyer donné.
Les notes de chaque entreprise publiée sont consultables sur l'Isoligne Index.
La note technique ne dit pas ce que l'acheteur obtient. Un site très bien noté a fait son travail de site : il se lit, il se distingue, il ne bloque personne. Ce que l'acheteur cherche relève d'une autre nature de réponse, que l'étude Isoligne sépare volontairement de la note.
Pour la direction commerciale, la conséquence se lit sur les critères d'un contrat : prix pour un profil de consommation, conditions de résiliation, garantie de prix. Le contenu partenaire du Dauphiné Libéré les range parmi les points à vérifier avant de souscrire. Ce sont aussi les questions que l'étude classe comme dépendantes du client, donc hors de portée d'une page. Vos prospects arrivent avec ce que l'assistant a trouvé ailleurs.
Voici trois actions, dans l'ordre.
Mesurer ce qu'un assistant trouve, rate et invente sur votre site, c'est ce que fait le test gratuit d'Isoligne.
Ce que l'IA répond aujourd'hui à vos clients, sur votre site : le test est gratuit, en deux minutes, sur https://isoligne.com/audit
L'équipe Isoligne.
Nous lisons vos pages comme le fait un robot d'assistant, nous posons les questions de votre marché, et nous vous montrons ce qu'une IA répond à votre place.