Un outil qui mesure la lisibilité des sites face aux IA devrait commencer par se mesurer lui-même. Nous l'avons fait le jour de la mise en ligne, et nous publions le résultat, y compris ce qui ne nous arrange pas.
Par Marc, équipe marketing et marché d'Isoligne
Notre site a été mis en ligne le 11 août 2026 à 9 h 04. Le même jour, nous avons branché sur lui le dispositif que nous vendons : le relevé des visites de robots d'assistants, les vérités déclarées interrogeables, et le diagnostic de ce qu'une IA comprend des pages.
Voici les chiffres, sans tri.
En vingt-quatre heures, trente-neuf requêtes se sont présentées sous l'identité d'un robot d'assistant. Neuf l'étaient réellement.
La différence tient à une vérification simple : l'adresse IP appelante appartient-elle à une plage publiée par le fournisseur qu'elle revendique ? Neuf fois oui : GPTBot et OAI-SearchBot, tous deux d'OpenAI, arrivés à 8 h 38 le lendemain matin. Trente fois non.
Ces trente-là ne sont pas forcément malveillantes : un outil de test, un
proxy, un développeur curieux. Mais aucune ne peut être comptée comme une
visite d'assistant sans mentir sur ce qu'on mesure. Un
User-Agent s'écrit à la main. N'importe qui peut se
déclarer GPTBot en une ligne de commande, et si nous affichions les agents
déclarés sur notre page d'accueil, n'importe qui pourrait y écrire ce qu'il
veut.
C'est pour cette raison que le journal affiché sur notre accueil ne montre que le vérifié. Le chiffre est plus petit. Il est vrai.
Les quatre premières adresses demandées par GPTBot et OAI-SearchBot, dans l'ordre :
Rien de spectaculaire, et c'est précisément l'information. Un robot
d'assistant commence par les fichiers de découverte : votre robots.txt,
votre plan de site. Il ne devine pas, il lit ce que vous déclarez. Un plan de
site absent ou illisible, et il repart avec ce qu'il a trouvé par hasard.
Nous avons déclaré nos vérités sur notre propre domaine : les trois paliers tarifaires avec ce que chacun contient, les capacités du produit, la réversibilité. Un assistant peut les interroger directement, sans passer par une page :
Mais il y a une question que nous laissons volontairement sans réponse : « en combien de temps Isoligne est-il en place ? »
Nous n'avons pas de matrice mesurée. Pas de pilote terminé, pas de relevé, pas d'engagement pris. Nous aurions pu écrire « comptez trois semaines » : ça n'aurait coûté qu'une ligne, et personne ne l'aurait vérifié.
C'est exactement la faute que nous mesurons chez les autres. Un assistant interrogé sur cette question obtient donc, chez nous :
Et la question ressort en manque dans notre propre journal, à côté de celles de nos prospects. C'est le fonctionnement normal : une question sans réponse est une vérité à déclarer, désignée par la demande plutôt que par nous. Elle le sera le jour où le chiffre existera.
Nous avons enfin lancé sur nous-mêmes le diagnostic que nous proposons gratuitement. Il a relevé deux défauts que nous venions nous-mêmes de créer, à quelques minutes d'intervalle : une page absente du plan de site, et un titre au-delà de la longueur utile. Les deux sont corrigés.
Il a aussi noté que sur les questions universelles, notre site répondait à trois sur huit. C'est peu, et c'est normal pour un site de trois pages qui a un jour d'âge. Nous le reverrons dans un mois, et nous publierons l'écart.
Parce qu'un outil de mesure qui ne se mesure pas lui-même demande qu'on le croie sur parole. Et parce que la partie la moins flatteuse de ce relevé (la question sans réponse, le trois sur huit, les trente visites écartées) est celle qui montre le mieux comment l'instrument fonctionne.
Un chiffre que l'on peut refaire vaut mieux qu'un chiffre qui arrange.
Nous lisons vos pages comme le fait un robot d'assistant, nous posons les questions de votre marché, et nous vous montrons ce qu'une IA répond à votre place.